Siret, Urssaf, Rib et SMS

l'administration me rend dingue

Chro'niquées
4 min ⋅ 24/02/2023

L’Urssaf Limousin me demande mon numéro de SIRET, veut m’identifier pour qu’on vérifie mes identifiants, qui, je n’ose pas leur dire, ont été abandonnés dans un coin de ma tête. Il leur a fallu mon numéro de sécu, de téléphone, de compte bancaire (tout l’IBAN suivi du code BIC. Je voulais envoyer un RIB mais mes e-mails étaient traités en Spam, j’ai dû leur dicter), on a fini par le code postal, j’ai validé avec le code reçu par SMS et c’était bon.

Je pensais qu’aux artistes on épargnait la paperasse, que nenni. Grâce à l’Urssaf j’ai découvert l’Ircec. Ou plutôt ils m’ont retrouvé car je ne connaissais par leur existence. Un courrier peu engageant, j’appelle le numéro indiqué, un répondeur, 30 minutes d’attente, ça coupe. J’envoie un mail tout en me rappelant que la voix sur le répondeur précise que le délai de traitement par mail est d’un mois minimum. J’y vais de ma personne, sourire aimable mais l’œil triste, la conseillère qui me reçoit est compatissante, c’est déjà ça.

salle d'attente de l'Ircec salle d'attente de l'Ircec

Il me faut plonger dans mes factures à présent, des années en arrière, dans ces archives non classées, que je n’espérais pas retrouver. “Mais une fois cela fait, ce sera bon !” Non. La banque change son App CE net pour un nouvel espace DEI pro (je n’invente rien) qui demande un nouveau parametrage et de nouveaux codes d’accès incessibles et à usage unique nécessitant une seconde application d’authentification. J’en ai par avance des migraines. Il faut également se connecter sur le compte Net entreprise pour vérifier le compte AT/MP et son niveau de cotisation pour la section 01 de ma société. Correspond-il bien au code NAF ? Et la déclaration de TVA, c’est quelle date déjà ? Il ne s’agirait pas de faire comme le CFE, renvoyé trop tard, car je m’étais trompé de code NACE (je n’invente toujours rien). 

salle d'attente de l'Ircec, un peu cachésalle d'attente de l'Ircec, un peu caché

Il faudrait leur dire à ces gens de l’administration que nous, les artistes, les écrivains, les saltimbanques, les clowns, on n’y comprend rien à tout ça, et que sincèrement, c’est pas contre eux, mais tous leurs papiers, réunis, assemblés, chiffonnés, ça ferait une bonne base pour un joli feu de joie.

Chro'niquées

Par Alexis H